Encre Eau Feu Sang

 

Encre eau feu sang sur papier photo vierge
2001-2004

Format
de 15 x 15 à 55 x 85 cm

 

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À propos
 
 
Un travail sur l’empreinte et la mémoire
Empreinte : inventer une forme à l’absence.
Figurer cette expérience de l’empreinte, ouvrir la mémoire et la transcender afin qu’elle devienne racine.
Transfigurer. Symboliser. Lier. Jouer.
Jeu de perte, d’altération, mais quelque chose reste.
« Du fond de l’absence, quelque chose me regarde. » « Etat de survivance, état qui n’appartient ni tout à fait à la vie, ni tout à fait à la mort. » *
L’eau, le feu et le sang en tant que matériaux sont une modalité possible à la transfiguration.
Religion, au sens de Religare, relier, témoigner.
Entrelacer absence et présence.
Relier corps et désir, Eros et Thanatos.
Utiliser plastiquement des matériaux organiques, végétaux, minéraux permet de faire ce lien et aussi celui entre le dedans et le dehors, le passé, le présent et l’avenir.
Évocation du temps. Mais lequel ? Et de l’espace.
On revient de loin. Mais d’où et de quand exactement ?
C’est le cycle de Vie/Mort/Vie.
Ces matériaux utilisés plastiquement sont signes aussi bien de naissance, de Dieu, que du « fantôme », l’empreinte subjective du regard de la Gorgone, figure de l’in regardable, de l’effroi.
* Georges Didi-Huberman dans « Ce que nous voyons, ce qui nous regarde« 
 
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